Obésité : le poids de la souffrance 1 an après:

2 x 52 ’ de Jean-baptiste Gallot et Hervé Brèque, diffusé le 26/05/2008 par France 3

L’an dernier, nous avions filmé Alain et Nathalie dans leur lutte contre l’obésité: tous deux avaient fait appel à la chirurgie pour s’en sortir.

Un an après, que sont-ils devenus ?
Alain Sommermont (59 ans) avait atteint 207 kilos et était en insuffisance cardio-respiratoire. Il devait maigrir pour ne pas mourir. En un an, il a perdu 60 kilos, il se lève de sa chaise roulante et fait quelques pas. Encore insuffisant, une deuxième opération est nécessaire pour accélérer sa perte de poids. Mais les risques opératoires sont toujours grands.

Nathalie Manès (36 ans) savait que son espérance de vie était réduite si elle ne maigrissait pas. Pour ne pas risquer de faire de son fils un orphelin, elle avait également choisi la chirurgie. L’opération est une réussite. Mais elle doit aujourd’hui faire face à d’autres problèmes : s’habituer à son nouveau corps, son mari également. Après un amaigrissement important, il est fréquent que les couples explosent.
Nous accompagnons également deux adolescents dans leur lutte contre l’obésité. Pour éviter d’avoir à les opérer dans quelques années, leurs médecins les ont envoyés dans un hôpital pédiatrique qui s’est spécialisé dans ce problème.
En effet, l’obésité infantile augmente de façon dramatique en France. 20 % des jeunes sont en surpoids et le chiffre ne cesse d’augmenter.
Face à l’ampleur du phénomène, l’institut Saint-Pierre à Palavas-les-flots, a ouvert une unité de diététique médicale. Les ados y sont hospitalisés pendant trois mois.

Nous y avons suivi Laetitia Aurusse (17 ans) et Mathias Fernandez (15 ans), dont les parents avouent leur impuissance à gérer l’alimentation des enfants.
Trois mois d’hospitalisation : sport, psychologie, rééducation alimentaire, travail sur l’image du corps, projets artistiques. Plus rien à voir avec les cures d’autrefois basées sur les régimes et les privations. Les médecins savent aujourd’hui que cela ne marche pas.

Mais ces hospitalisations ne sont pas la garantie de la réussite.
Trois ans après, 30% seulement des jeunes ont réussi leur amaigrissement. Pour un autre tiers, le poids est stabilisé et pour le dernier tiers, c’est l’échec.

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