Vive la famille recomposée :  

110’ de Myriam Aklil, diffusé le 23/01/06 par « Histoires d’Aujourd’hui » France 3.

Un enfant sur quatre voit ses parents se séparer, et la famille recomposée devient une sorte de normalité. Ces tribus modernes font partie des modes de vie tendance. Les choses ne sont peut-être pas tout à fait aussi roses et aussi simples que le laisse croire le discours ambiant. Vivre dans une de ces nouvelles « tribus » n’est peut-être pas aussi facile qu’on veut bien le dire, et à force de vouloir « positiver », n’est-on pas en train de faire une caricature de la réalité ?

Trois exemples nous permettent de découvrir les enjeux fondamentaux auxquels ces nouvelles familles sont confrontées. Quel lien s'établit entre des enfants issus d'unions distinctes ? Peut-on évaluer les blessures chez l’enfant « nomade » qui vit au rythme des week-ends alternés et des vacances divisées en deux ? Quel rôle le nouveau parent est-il autorisé à remplir ? Quelle place occupe le parent non-gardien ? Et les grands-parents dont la génération n’a connu ni divorce, ni recomposition familiale ?

Karine et Olivier se sont mariés, ils avaient déjà 5 enfants à eux deux, et ils attendent le sixième, leur premier en commun. Avec leurs petits revenus, le réaménagement de l’espace dans leur maison soulève l’inquiétude…

Dans une bourgade de l’Ain, Isabelle, 40 ans et Michel, 45 ans vont se marier cet été, ils vivent ensemble depuis 10 mois. Sur leur boîte à lettre, il y a quatre noms, les leurs et ceux de leurs enfants. « Ce sera le mariage de la maturité, plus réfléchi que le premier », dit Isabelle. Cette fête devrait être l’occasion de sceller la création de la nouvelle tribu.

À 38 ans, Yannick est chef d’une famille nombreuse : les trois fils de sa femme Rose-Hélène ont 15, 17 et 22 ans, et ensemble, ils ont eu Emmanuelle et Yann, 7 et 5 ans. Yannick a cumulé les problèmes aux yeux de sa famille bretonne, non seulement il a épousé une « divorcée », mais elle est Martiniquaise… Elle a été rejetée. Les plus à l’aise sont les plus petits des enfants. Métis, ils sont le trait d’union entre deux familles, entre deux cultures, c’est peut-être grâce à eux que la paix pourrait revenir.


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